Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 10:30

 

     

Il s'est écrit et dit beaucoup de bêtises à propos du nouveau tarif d'inscription dans le réseau des bibliothéques et médiathéques de Reims.

Le vote ayant eu lieu hier soir en conseil municipal, et pour que chacun puisse juger, voici trés objectivement ce qu'il en est: 

A titre préliminaire, quelques chiffres :

- le coût global du fonctionnement du réseau pour le budget de la ville de Reims est de 5,8 M€

- l’inscription donne le droit d’emprunter jusqu’à 14 supports (livres, cd, dvd) pour une durée de trois semaines maximum.

- entre 2003 et 2011, le nombre de CD possédés par le réseau est passé de 21 237 à 40 476 (donc doublement), le nombre de DVD de 7 553 à 22 105 (triplement), et le nombre d’ouvrages de 404 019 à 323 319.

- durant la même période les prêts de vidéo sont restés constants (aux environs de 120000), tandis que les prêts de CD sont passés de 79 762 à 146 956 (prés du double) et ceux de livres de 469 651 à 629 208.

- durant la même période, le tarif d’inscription de base (10 €) est resté inchangé.

 

I)La situation aujourd’hui :

Un droit d’inscription à 10€ :

La fréquentation des bibliothéques est libre et gratuite : chacun peut y entrer, y consulter la presse et les différents documents proposés, uiliser l’ensemble des services qui sont en libre accès, etc…

Le droit d’inscription de 10€ ne concerne que ceux qui souhaitent emprunter un ouvrage, cd ou dvd ; il est de 25 € pour les non-rémois.

Il convient de souligner que Reims fait partie des rares villes qui ne distinguent pas selon le support (livre, cd ou dvd) emprunté.

Pour une offre équivalente à celle de Reims, les tarifs vont jusqu’à 61€ par an (Paris, le livre étant gratuit).

 

La gratuité pour certains usagers:

L’inscription à la médiathèque est gratuite pour les enfants jusqu’à 16 ans.

Au-delà de 16 ans, elle reste gratuite pour les lycéens et les étudiants.

Elle est également gratuite pour les titulaires du RSA, les demandeurs d’emplois, les titulaires de la carte familiale de solidarité du CCAS, les personnes handicapées, les jeunes inscrits à la mission locale, les personnes inscrites au CFPA, les personnes inscrites aux ateliers de la ville.

 

 

II)La nouvelle tarification:

La hausse du droit d’inscription :

Le droit d’inscription passe pour les rémois de 10 à 12 €, et pour les non-rémois, de 25 à 28 €.

Il convient de souligner que les tarifs n’avaient pas évolué depuis 2003, tandis que l’offre en CD a doublé et l’offre de DVD triplé, alors que leur coût d’acquisition est élevé (respectivement 11 € pour un livre et autour de 14 € pour un CD ou un DVD.

L’extension de la gratuité :

Alors que jusque-là la gratuité s’arrêtait à 16 ans, sauf pour les lycéens et étudiants, elle est étendue à tous les jeunes jusque 18 ans.

Elle est maintenue pour les  titulaires du RSA, les demandeurs d’emplois, les titulaires de la carte familiale de solidarité du CCAS, les personnes handicapées, les jeunes inscrits à la mission locale, les personnes inscrites au CFPA, les personnes inscrites aux ateliers de la ville.

L’instauration d’un demi-tarif :

Un demi-tarif, soit 6 €, est institué pour les jeunes de 18 à 25 ans, outre certaines catégories de personnes dans le cadre de partenariat avec la ville de Reims.

Remarques :

-         Jusque là les jeunes de 18 à 25 ans, non lycéens ni étudiants, payaient 10 €. Ce nouveau tarif les fait bénéficier d’une réduction de 40 % des droits d’inscription.

-         En ne distinguant plus entre les jeunes de 18 à 25 ans selon qu’ils sont ou non étudiants (les situations sociales difficiles sont statistiquement les mêmes dans les différentes catégories de « jeunes »), le nouveau tarif a pour effet indirect de rendre payant pour les étudiants ce qui étaient jusque là gratuit.

-         Cependant il convient d’observer qu’aucune ville universitaire de France ne prévoit une tarif spécifique « étudiant », distinguant uniquement entre l’âge des usagers (gratuit jusqu’à 18 ans).

-         En outre le tarif demandé, 50 cts par mois, est faible (inférieur au prix d’un timbre poste). Pour ce prix, l’usager peut emprunter au minimum …238 supports dans l’année (14 pour trois semaines), indifféremment livres, cd, dvd…

-         Par comparaison, pour une offre équivalente, à Angers il en coûte 20 euros pour les angevins, 32 pour les autres ; au Mans, 24 € pour les manceaux, 48 pour les autres ; à Lyon, 35 € pour tout le monde ; à Strasbourg, 12, 5 € ; à Toulouse, 15 € ; à Paris, 61€ ; à Nantes, 24 € ; à Bordeaux, 9, 5€ ; à Dijon, 4 € ; à Lille, 51 € pour les non lillois (majorité des 95 000 étudiants), à Troyes, 10 €, à Epernay, 12, 55 €…et si Châlons-en-Champagne a prévu la gratuité pour les étudiants, les habitants de Châlons paient en revanche 50% de plus que les rémois (soit 18 €) !

-         Enfin il faut rappeler que les accords passés entre la bibliothèque municipale et l’Urca permettent aux étudiants de se connecter au réseau Wifi de la médiathéque sans être obligés de s’y inscrire.

 

L’accès aux ateliers :

Un tarif de  2€/ jour et enfant est institué pour la participation aux ateliers.

Mais cela restera très marginal.

Ne sont concernés en effet  que les ateliers organisés pendant les périodes de vacances pour des individuels, qui se déroulent sur plusieurs jours et font appel à un intervenant. Il a été en effet constaté une tendance de certains parents à considérer ces Ateliers comme une simple garderie.

 

Demeurent totalement gratuits, tous les ateliers à destination des groupes scolaires rémois (primaires, collèges et lycées), à destination des groupes des Maisons de Quartier et des Centres de Loisirs rémois.

 

Sont également gratuites les animations classiques dans les bibliothèques : l’heure des bébés, les clubs de lecture, les BB lecteurs, les gouters philo, les actions diverses autour de la lecture et de l’écriture…

 

Ainsi le paiement pour les enfants ne concernera qu’une part infime du total de ceux qui fréquentent les ateliers, et qui choisissent de le faire, hors temps scolaire, en dehors de tout dispositif organisé (centres de loisirs, maisons de quartier…).

 

 

 

 

 

 

Par serge pugeault
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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 09:52

     

  Dans un communiqué, la FNCC (Fédération nationale des collectivités pour la culture) indique que la passage de 5,5% à 7% du taux réduit de TVA constitue une nouvelle charge transférée sur les collectivités locales dans le domaine de la culture. Elle souligne que cela conduira notamment à la fagilisation des petites structures culturelles qui devraont faire appel aux pouvoirs locaux.
Il faut souligner qu 'un amendement a été présenté proposant d'exempter le livre de l'augmentation de la TVA, amendement que même une partie des députés UMP soutenait.
Cet amendement a été rejeté hier, et l'augmentation de la TVA votée...tandis que dans le même temps a été supprimée la taxe de 2% sur l'hôtellerir de luxe, question de clientèle électorale sans doute...
Je reproduis ci-aprés le texte de Vincent Rouillon, publié dans la revue de la FNCC juste avant le vote...
 
 

Sous l’effet de la crise et de la volonté de l’Etat de trouver des recettes supplémentaires, le gou­vernement annonce son intention de modifier le taux réduit de TVA, excepté pour quelques pro­duits de première nécessité dont les biens cultu­rels ne font donc pas partie. Pour Jack Lang, père de la loi sur le prix unique du livre, c’est là « un geste symboliquement négatif à l’égard de la culture » (Libération, 10/11/2011). Ce relève­ment (…) n’est évidemment pas sans conséquence sur le livre ‘‘physique”.

 

« Si la nécessité de redresser les finances publi­ques n’est pas discutable, ce n’est pas en fragili­sant l’ensemble d’une filière, en risquant d’en­traîner la fermeture de centaines de librairies et en détruisant de très nombreux emplois que cet objectif pourra être atteint », déclare la rédac­tion du site du Syndicat de la librairie française (SLF). Pour une profession d’une extrême fragilité (cf. la Lettre d’Echanges n°74), cette hausse de la TVA, pour légère qu’elle soit, aurait un impact « dramatique » : « Si les librai­res devaient absorber sur leur marge la hausse de la TVA – ce qui est un risque très réel pour les millions de livres qu’ils ont en stock –, cela reviendrait à diminuer la valeur de leur stock de 1,5% et à faire passer leur bénéfice de 0,3% du chiffre d’affaires en moyenne à - 0,2% ! Une majorité des librairies se retrouverait ainsi en perte et menacée de fermeture. »


…le cinéma…Déjà échaudée par l’amendement de la loi de finances 2011 sur le plafonnement de la taxe du CNC et le reversement à l’Etat des sommes excédantes, peut-être pour financer le projet de Centre national de la musique (cf. le communiqué de la FNCC, la Lettre d’Echange n°76), les milieux du cinéma s’inquiètent de la hausse du billet de cinéma qui résultera méca­niquement de la hausse de la TVA.

 

La Société civile des auteurs, réalisateurs et producteurs de cinéma (ARP), qui elle aussi réclame une TVA à taux réduit pour tous les biens et services culturels – « s’étonne que le gouvernement français ne considère pas que les biens et services culturels constituent des biens de première nécessité, particulièrement en temps de crise, où la culture demeure un refuge de l’esprit ».

 

De son côté, la Société des auteurs et compo­siteurs dramatiques (SACD) « regrette pro­fondément cette initiative, prise sans aucune concertation, qui constitue un coup de canif dans la politique de soutien à la diversité cultu­relle » et espère que cette augmentation du taux réduit de la TVA « ne s’accompagnera pas d’un renoncement de la France à poursuivre le combat engagé en Europe pour obtenir le droit pour chaque Etat d’établir une fiscalité spécifi­que pour tous les biens culturels, qu’ils soient numériques ou non ». La SACD rappelle en effet qu’aujourd’hui, les oeuvres culturelles « ne peuvent bénéficier en Europe d’une fisca­lité allégée si elles sont mises à disposition par voie numérique » et que le Gouvernement doit poursuivre son engagement auprès de l’Europe pour « une fiscalité numérique plus propice à favoriser le développement des offres légales » (communiqué du 7 novembre).

 

La Société des gens de lettres (SGDL) et le Syndicat national de l’édition (SNE) s’in­quiètent également, pointant déjà les difficul­tés liées au bouleversement numérique de la chaîne du livre. Pour les auteurs, soit l’éditeur répercute la hausse en baissant leurs droits (d’environ 1,5%), soit il augmente le prix des livres (d’environ 30 centimes), ce qui n’est pas favorable à leur vente. Dans les deux cas, le résultat est négatif.

 

Les éditeurs, eux, y voient une mauvaise nou­velle pour la diversité et la démocratisation culturelle et « regrettent vivement l’absence de concertation et de coordination préalable ». Ils soulignent que le taux de TVA réduit n’est que de 4% en Espagne, de 3% au Luxembourg et de 0% au Royaume-Uni et en Irlande.

 

… et le spectacle vivant. Ici, c’est notam­ment le Prodiss (Union du spectacle musical et de Variété) qui réagit, estimant que l’aug­mentation de la TVA à taux réduit « sonne le glas de la diversité » et va « frapper de plein fouet les spectacles de variété et les concerts de musiques actuelles ». Si l’application d’une TVA très réduite (2,1%) à la création et à la diffusion de spectacles ne semble pas pour le moment remise en cause, le taux de 7% fragili­sera les plus petites compagnies en les contrai­gnant à répercuter la hausse sur leur vente de spectacles. Pour le Prodiss, cette mesure est tout simplement « inenvisageable » dans un contexte économique très défavorable, où les recettes des spectacles sont en baisse (- 5 %), en particulier sur les artistes en développement (- 22%). « Alors que le président de la Répu­blique a décrété l’urgence d’un sauvetage de la filière musicale passant par la création d’un Centre national de la musique, le Gouverne­ment entrave les petites entreprises de produc­tion de spectacles françaises » (communiqué du 8 novembre).

 

Même les grandes scènes, peu concernées par la hausse, s’en émeuvent, le président du Syn­deac, François Le Pillouër, estimant que c’est « une mauvaise nouvelle » préludant à d’autres décisions douloureuses. « Ce sont les compa­gnies et le petites structures qui trinquent » (Libération, 10/11).

 

Quant à la Fédération nationale des employeurs du spectacle vivant public et privé (FEPS), son analyse est sombre : « Le Premier ministre a annoncé une hausse du taux réduit de TVA de 5,5% à 7%, qui pourrait impacter notamment la billetterie et les cessions de spectacles, alors que la saison est déjà entamée et que les struc­tures artistiques et culturelles n’ont pas la pos­sibilité de revoir leurs tarifs à la hausse. » Cette mesure « frappera de plein fouet des entrepri­ses déjà en difficulté dans le contexte actuel » marqué par une baisse de la fréquentation, « la stagnation des moyens alloués par le minis­tère de la Culture depuis plusieurs années et la réforme des collectivités territoriales [qui] ont provoqué une baisse significative des finance­ments pour la création et la diffusion ».

 

La Fédération nationale des employeurs du spectacle vivant public et privé (FEPS) alerte le gouvernement et les parlementaires « sur une mesure d’ordre général qui risque de met­tre en grande difficulté nombre d’entreprises artistiques » (communiqué du 9 novembre).

 

La hausse du taux réduit de la TVA culturelle devrait rapporter 60M€ via le livre et 20M€ par le cinéma… N’est-il pas à craindre que ce gain modeste n’entraîne des coûts induits qui lui seront supérieurs ?

 

Fragile poésie. Fonctionnant essentiellement sur le triptyque pauvreté-gratuité-solidarité, la poésie n’est que peu concernée par les politi­ques fiscales. « Une revue de poésie publie en moyenne chacun de ses numéros à 400 exem­plaires, et survit grâce à 200 ou 300 abonnés », écrit le poète Pierre Maubé (cf. site le Printemps des poètes). On comprend ici combien les minces subventions accordées, peu significati­ves aux yeux des responsables politiques, sont vitales. Or, au hasard de la lecture d’une revue de soutien à un éditeur de poésie – les éditions de l’Amourier – situé en région PACA, titrée Basilic, on peut lire ces lignes qui déplorent la suppression « des 2000 euros qui nous étaient alloués depuis plus de 10 ans pour l’action de notre association en faveur de la littérature et de la lecture publique ».

 

Rappelons que, comme l’affirmait le député François Lamy (la Lettre d’Echanges n°55), les revues, même confidentielles, sont des vec­teurs essentiels du dynamisme de l’art poéti­que. Notons aussi que l’un des critères du label ‘‘Ville en poésie’’ ou ‘‘Village en poésie’’ inau­guré par le Printemps des Poètes (cf. la Lettre d’Echanges n°76) est de « soutenir la publica­tion d’une revue de poésie locale ».

 

Vincent Rouillon

 

 

Par serge pugeault
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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 13:07

     

 

L’Union ayant dû publier samedi un droit de réponse ne craint pas de titrer en une que le démenti de la ville confirmerait ce qu’ils ont écrit…

Rappelons alors que la Une de l’Union du Jeudi 24 novembre titrait « Médiathèques de Reims, la Ville met fin à la gratuité » ; lisant ce titre, beaucoup d’usagers se sont inquiétés dans la journée de vendredi auprès des agents du réseau de bibliothèques de ce qu’ils devraient désormais payer pour entrer dans la médiathèque…Expliquer que non seulement l’accès aux bibliothèques et médiathèques reste libre et gratuit, mais que pour ce qui concerne le prêt la gratuité est étendue à tous les jeunes jusqu’à dix-huit ans n’est certainement pas une « confirmation » de la Une de l’Union !

En page 5 Catherine Frey se croit obliger de répondre ..au droit de réponse de la Ville. Elle écrit « l’adjoint à la culture a beau glapir sur le web et sur twitter contre la manipulation de l’information, il ne peut nier les faits ». Glapir ? selon tous les bons dictionnaires (et il y en a d’excellents à la médiathèque !) c’est, en parlant de certains animaux, pousser des cris aigus et brefs…chacun appréciera la qualité de ce style fleuri…

 

Le fond est plus intéressant. S’agissant de la décision de demander un demi-tarif à tous les jeunes de 18 à 25 ans, et non plus seulement aux non-étudiants, soit 6 € par an, 50 cts par mois (moins que le prix d’un timbre poste dont le tarif de base est de 57 cts…), et ceci pour bénéficier du droit d’emprunter toutes les trois semaines jusqu’à 14 livres, CD ou DVD, décision que j’ai expliquée par le soucis de la ville de se mettre en adéquation avec les autres collectivités, C. Frey écrit : « on peut toujours choisir ses points de comparaison : c’est vrai si on compare Reims à Nantes ou à Bordeaux, mais faux si on compare à Dijon où les musées de la ville sont gratuits. Faux aussi si on compare à Lille où la médiathèque est gratuite pour les étudiants lillois ».

C. Frey est habile. Mais elle continue à jouer avec la vérité.

« A Lille la médiathéque est gratuite pour les étudiants lillois ». C’est plus compliqué que ça !

Ce n’est pas par hasard si C. Frey prend l’exemple de Lille. Avant-hier elle a envoyé un tweet ainsi rédigé : »les médiathèques payantes pour les étudiants #reimsquichange. A Lille chez Martine c’est gratuit ». Le message est implicite : Martine Aubry, la copine d’Adeline Hazan, exonère, elle, les étudiants de tout frais d’inscription.. Ce n’est évidemment plus de l’information, mais de la polémique politicienne…

En réalité l’inscription à la bibliothèque de Lille est gratuite pour tous, mais cette gratuité est réservée aux seuls lillois, tous les autres payant  51 euros à partir de 17 ans. Il y a à Lille environ 95 000 étudiants dont la grande majorité ne vit pas à Lille. Pour eux l’inscription à la bibliothèque est de 51 €, plus de 8 fois supérieur au tarif rémois ! Mais ça, C. Frey ne le dit pas…

« A Dijon l’accés aux musées est gratuit ». Et alors ?

On pourrait se demander ce que les musées viennent faire ici puisque l’article porte sur les bibliothèques…En réalité C. Frey voulait manifestement trouver une ville de gauche qui soit plus « sociale » que Reims !

Restons en donc aux bibliothèques dijonnaises : à Dijon, la bibliothèque est gratuite jusqu’à 18 ans, le tarif est de 8 euros à partir de 18 ans, et de 4 euros pour les étudiants…Pas de gratuité pour eux donc, mais ça, C. Frey ne le dit pas…

C. Frey reconnait que l’inscription est payante pour les étudiants à Nantes (24 €) et à Bordeaux (9,5 €).

Mais pourquoi se limite-t-elle à ces deux villes ? à Angers une inscription équivalente à ce qu’offre Reims aux étudiants coûte 20 € pour ceux qui sont angevins, 32 pour les autres ; au Mans, 24 € pour les étudiants Manceaux, 48 pour les autres ; à Lyon, 35 € pour tout le monde ; à Strasbourg 12, 5 € pour les 16 à 25 ans, étudiants ou non ; à Toulouse, 15 € à partir de 18 ans, etc…Quant à Paris, si l’emprunt des livres est gratuit, celui des supports multimédia coûte 61 € par an !

Faut-il poursuivre ? en réalité, il peut y avoir des tarifs particuliers pour les jeunes après 18 ans mais, droite ou gauche, il n’existe pas en France de cas de gratuité spécifique pour les étudiants…Mais ça, C. Frey ne le dit pas…

C. Frey écrit qu’accuser L’Union, comme je le fais d’être le fidèle petit télégraphiste de l’opposition, est « ridicule ». Mais ce n’est pas l’Union que j’ai qualifié de « petit télégraphiste » (clin d’œil bien sûr à la formule que F. Mitterrand avait utilisée à l’égard de V. Giscard d’Estaing…), c’est C. Frey.

La différence entre un télégraphiste et un journaliste est que le premier se contente de porter un message qu’un autre lui a remis, sans s’intéresser à son contenu, quand au contraire un journaliste enquête, vérifie, confronte, remet en situation, compare, éclaire, etc…

Le problème n’est donc pas que l’opposition alerte la presse. Elle est dans son rôle, et nous l’avons-nous-même suffisamment pratiqué entre 2001 et 2008 pour le comprendre.  Le problème commence quand les arguments polémiques de l’opposition sont repris tels quels et amplifiés par des titres contraires aux faits.

L’on passe alors d’un journal d’information à un journal d’opinion…

 

 

 

Par serge pugeault
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Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 23:16

 

     

 

Le Journal L’Union a titré ce matin « Médiathèques de Reims : la Ville met fin à la gratuité », titre repris sur les affichettes apposées chez les marchands de journaux.

 

En page 6 l’article de Catherine Frey est titré « les Médiathèques ne seront bientôt plus gratuites « .

 

A la lecture de ces titres  racoleurs, beaucoup de rémois ont pu, de bonne fois, penser que la ville allait faire payer l’accès aux médiathèques et bibliothèques, à commencer par les jeunes étudiantes interrogées par  Catherine Frey qui s’inquiétent de devoir payer pour venir préparer leur TD à la Médiathéque !

 

Ces titres et article procèdent d’une manipulation totale de l’opinion.

 

En effet cette année, la Ville de Reims a engagé un travail de toilettage des tarifs appliqués dans les établissements culturels gérés en régie directe, notamment dans dans le réseau des bibliothèques, sur la base d’une mission confiée à un cabinet spécialisé, Farman &Partners, qui a mené une analyse des modes de fonctionnement de nos établissements, en les comparant avec les pratiques sur les autres territoires (17 villes françaises) et en apportant des préconisations .

 

Deux raisons ont présidé au lancement de ce chantier :

-       le constat que les tarifs n’avaient pas évolué depuis de nombreuses années (2003 pour les bibliothèques) et n’étaient plus en adéquation avec les services proposés.

-       une remise à niveau afin d’être en adéquation avec les pratiques des autres collectivités au niveau national mais aussi au niveau régional

 

 

L’Union écrit : « La ville met fin à la gratuité » : c’est faux !

 

L’accès à l’ensemble des médiathèques et bibliothèques de la Ville de Reims reste libre et gratuit pour tous.

 

Chaque personne peut y entrer, consulter la presse et les différents documents proposés, utiliser l’ensemble des services qui sont en libre accès, et ce de façon gratuite.

 

Chacun, et notamment les lycéens et les étudiants, peut librement s’y installer pour y travailler, seul ou en groupe.

 

En revanche, pour emprunter des livres et des DVD, il faut avoir une carte d’adhésion.

 

Cette carte est donnée dorénavant gratuitement à tous les jeunes de – de 18 ans, alors que jusque là n’étaient concernés que les moins de 16 ans…

 

Elle est également donnée gratuitement aux demandeurs d’emploi et bénéficiaires du RSA, et à leurs enfants, aux titulaires de la carte familiale de solidarité, aux personnes inscrites à la mission locale, aux personnes handicapées…

 

Outre l’extension de la gratuité pour les jeunes de 16 à 18 ans, ce qui change par rapport au système précédent porte sur les points suivants :

 

-       les tarifs  pour les adultes rémois passent de 10 € à 12 € et de 25 € à 28 € pour les non-rémois. Ces tarifs, qui n’avaient pas été modifiés depuis 2003, connaissent donc une hausse limitée à …2€ par an pour les rémois !

 

-       un demi-tarif, soit 6€ par an, est appliqué à tous les jeunes de 18 à 25 ans, alors que jusque là seuls les étudiants avaient un régime spécial puisqu’ils bénéficiaient de la gratuité…Le nouveau système permet de traiter de manière équivalente les jeunes travailleurs, dont les revenus sont souvent modestes lors de l’entrée dans la vie professionnelle, et les étudiants, qui ont par ailleurs accès gratuitement à la Bibliothèque universitaire.

 

A titre de comparaison :

           

            - A Nantes, le plein tarif est de 12 € pour les résidents et de 6 € pour les étudiants

            - Au Mans, le plein tarif est de 10 € pour les résidents et pour les étudiants

            - A Bordeaux, le plein tarif est de 12 € pour les résidents et de 9 € pour les étudiants

- A Troyes, le plein tarif est de 15 € pour les résidents, de 35 € pour les hors commune, et de 10 € pour les étudiants

            - A Epernay, le plein tarif est de 18 € pour les résidents, de 36 € pour les hors commune, et de 12,55 € pour les étudiants

 

L’Union ne parle de rien d’autre que de ce coût de 6 € annuel pour les étudiants, 50 cts par mois !

Pour mémoire, en moyenne le coût d’acquisition d’un livre par une bibliothèque est de 10,9 €, 14, 8 € pour un DVD, et 13, 7€ pour un DVD.  A Reims, chaque personne peut emprunter jusqu’à 15 titres à la fois, toutes catégories confondues, pour un durée de trois semaines…

 

 

L’Union écrit :  « La Ville veut faire payer les enfants » : c’est faux !

 

Il est vrai qu’est institué un tarif de 2 € / jour et enfant pour la participation aux Ateliers.

 

Mais ne sont concernés que les ateliers organisés pendant les périodes de vacances pour des individuels, qui se déroulent sur plusieurs jours et font appel à un intervenant. Il a été en effet constaté une tendance de certains parents à considérer ces Ateliers comme une garderie bien pratique.

 

Demeurent totalement gratuits, tous les ateliers à destination des groupes scolaires rémois (primaires, collèges et lycées), à destination des groupes des Maisons de Quartier et des Centres de Loisirs rémois.

 

Sont également gratuites les animations classiques dans les bibliothèques : l’heure des bébés, les clubs de lecture, les BB lecteurs, les gouters philo, les actions diverses autour de la lecture et de l’écriture…

 

Ainsi le paiement pour les enfants ne concernera qu’une part infime du total de ceux qui fréquentent les ateliers, et qui choisissent de le faire, hors temps scolaire, en dehors de tout dispositif organisé (centres de loisirs, maisons de quartier…).

 

Ecrire que la ville va « faire payer les enfants » n’est donc pas honnête.

 

Lors de la Commission culture mardi soir, les deux représentants de l’opposition ont pensé pouvoir faire un « bon coup » en déclenchant une polémique. La réunion à peine terminée, ils ont faxé une partie des documents remis en commission à Catherine Frey.

 

Le lendemain celle-ci a demandé à me rencontrer, ce que j’ai accepté de faire immédiatement. Telle un fidèle petit télégraphiste de l’opposition municipale, elle avait à la main le fax qu’elle avait reçu, et qui comportait les annotations portées par ladite opposition ! En toute transparence je lui ai remis le rapport du cabinet Farman & Partners, l’invitant à le lire. Toujours gardant un œil sur son fax, elle m’a indiqué que cela ne l’intéressait pas, et que son article porterait sur la suppression de la gratuité pour les étudiants et les enfants.

 

Elle a effectivement tenu parole…

 

Chacun jugera.

 

Par serge pugeault
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Mardi 25 octobre 2011 2 25 /10 /Oct /2011 20:51

     

 

Pour l'Union , sciences po est un truc de bobo qui coûte trop cher ! (cf d'erlon en large de ce jour).

Faut-il alors rappeler que:

- selon les chiffres admis par les économistes, les retombées d'un étudiant qui réside dans une ville sont d'environ 15 000 € / an

- avec 1 600 étudiants à terme sur le campus de Sciences po, c'est donc 24 millions d'euros de retombées économiques...

- sur 10 ans, on atteint (c'est logique) 240 millions d'euros.

- ces sommes n'incluent pas la construction par des promoteurs privés d'une dizaine de résidences pour loger ces étudiants, soit autant d'investissements et d'entreprises qui auront du travail.

- les 25 millions investis par la ville pour l'arrivée de Sciences po au collége des jésuites auraient dû l'être en tout état de cause pour la rénovation de ce bâtiment, jusque là largement laissé en déshérence.

Résumons: la ville dépense 25 millions d'euros qu'elle aurait dû en tout état de cause dépenser pour rénover le collége de jésuites, mais qui en l'espéce générent sur 10 ans 250 millions de retombées économiques, favorisant l'emploi, rendent la ville plus attractive et dynamique.
 

Projet de bobos, disent-ils...

Par serge pugeault
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