Dimanche 13 mars 2011 7 13 /03 /Mars /2011 19:55

Grâce à L'union je découvre que l'inactivité de mon blog au-delà de 45 jours conduit l'hébergeur à inclure des bandeaux publicitaires.

Un seul moyen de les faire disparaitre: pubier un article.

Voilà, c'est fait: merci l'Union...

Par serge pugeault
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /Fév /2010 13:04

     

 

Les noms des trois nouveaux membres du Conseil constitutionnel nommés respectivement par le Président de la République , le Président du Sénat et le Président de l'assemblée nationale ont été communiqués hier, soit Michel Charasse, Hubert Haenel et Jacques Barot.
Si ces nominations, notamment celle de Michel Charasse, ont suscité quelques commentaires politiques, personne ne s'est étonné de l'absence de femme parmi les trois nominés...
Depuis le début de l'institution, en 1958, à raison de neuf membres renouvelés par tiers tous les trois ans, et sans compter les anciens Présidents de la République, membres de droit du Conseil, ce sont 67 personnes qui ont été successivement nommés pour siéger, ces nominations intervenant, il faut le rappeler, de façon parfaitement discrétionnaire.
Sur ces 67 personnes, seulement...quatre femmes (soit moins de 6%) : Noêlle Lenoir, nommée par Henri Emmanuelli, qui a siégé de mars 1992 à Mars 2001; Simone Veil, nommée par René Monory et qui a siégé de mars 1998 à mars 2007; Monique Pelletier, nommée par Jacques Chirac, qui a siégé de mars 2000 à mars 2004 et enfin Jacqueline de Guillenschmidt, nommée en février 2004 par le Président du Sénat.
Sur une courte période, de mars 2000 à mars 2001, trois des neuf sages étaient donc des femmes; aujourd'hui Jacqueline de Guillenschmidt est la seule femme au sein d'un Conseil comptant dix hommes (avec les deux anciens Présidents de la République)...
A qui fera-t-on croire qu'il n'existe aucune femme suffisamment bonne juriste (ce n'est de toute façon pas une condition pour siéger au Conseil constitutionnel) ou suffisamment qualifiée pour siéger au Conseil?
S'étonner de cette disparité ce n'est pas seulement (mais ce serait respectable) militer pour la cause des femmes. Le Conseil constitutionnel est une juridiction suprême, mais c'est une juridiction d'un type particulier (j'avais développé cette question dans ma thèse de doctorat, aujourd'hui un peu ancienne, sur "le Conseil constitutionnel et les principes-normes du contrôle de constitutionnalité des lois ordinaires"...): elle statue en droit mais sur la base de normes qu'elle interprète assez librement voire qu'elle crée si nécessaire, de façon pragmatique et en restant généralement à l'écoute de la Société.
C'est pourquoi le pluralisme de l'institution est important; pluralisme politique évidemment, mais pluralisme des sexes également, sauf à considérer que les femmes et les hommes ont une approche strictement identiques de l'ensemble des problèmes...
Le pluralisme politique du Conseil constitutionnel est aujourd'hui imparfaitement assuré (Michel Charasse est-il un homme de gauche ?). Celui des sexes l'est encore moins.
On peut d'autant plus le regretter qu'entre en vigueur au 1er mars prochain une importante réforme qui permettra au citoyen ordinaire d'avoir accès au Conseil constitutionnel et de lui soumettre pour examen des textes législatifs en vigueur (nous reviendrons sur cette réforme dans un prochain post)...

Par serge pugeault
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Mercredi 11 novembre 2009 3 11 /11 /Nov /2009 16:11
     
 

Chaque anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918 est l’occasion pour les autorités civiles et militaires, dans une relative indifférence de la population, d’honorer la mémoire des millions de victimes de la première guerre mondiale. Elu rémois, j’ai participé ce matin à ces cérémonies. Nous sommes allés pour la première fois nous recueillir dans le carré 14 du cimetière de l’Est, là où reposent des soldats de la « grande guerre », dont les noms nous ont été lus par des élèves du lycée professionnel de Tinqueux. Je n’ai pu à cet instant m’empêcher de penser à mon grand père, Lucien Pugeault, dont la tombe est à quelques mètres du carré 14, et qui a lui-même participé à toute la guerre de 14-18, brigadier du 5ème chasseur, 11 ème escadron.

Il y a un peu plus de trente ans, quelques jours avant sa mort, il m’a donné son « livre de campagne », dans lequel il a consigné jour après jour ses souvenirs de guerre. Près d’un siècle plus tard, ce n’est pas sans émotion que je le feuillette ; sous la couverture de skaï noir, les pages jaunissent, mais sa belle écriture appliquée reste lisible.

Très peu de personnes l’ont lu ; en voici un extrait, portant sur les journées du 7 au 14 novembre 1914 sur le front belge. Rien d’extraordinaire, rien d’héroïque, la vie banale d’un poilu parmi des millions d’autres, l’un de ces hommes qui de façon anonyme ont forgé notre histoire et méritent à ce titre notre hommage :

« Le 7 novembre au matin nous avons appris qu’une fraction d’infanterie venait de se rendre car ils ont été cernés la nuit. Nous avons occupé les tranchées à droite de Luzerne en troisième ligne. Le 8 novembre au matin nous sommes partis à Boeringhe près de Ypres. Nous sommes partis à trois heures du matin. Nous avons passé la journée dans une prairie. Le soir nous sommes allés comme réserve à la Ferme des quatre chemins. Le 9 novembre au matin nous sommes revenus dans notre prairie de la veille et à la nuit le capitaine nous a dit de nous coucher comme nous le pouvions. Alors nous avons fait une hutte en paille et nous nous y sommes abrités pour dormir. A deux heures du matin, nous avons été réveillés pour aller remplacer les dragons à Langemark. Nous avons pris position dans les tranchées à quatre heures du matin. Aussitôt nous avons subi une attaque des allemands, sans résultat. A neuf heures du matin nous avions déjà quatre blessés par ricochets, et notre officier a reçu l’ordre de prendre la tranchée ennemie à la baïonnette. Mais les allemands étant beaucoup plus forts que nous, nous avons été obligés de renoncer. Alors en attendant des renforts nous avons cassé la croute. Tout à coup, à dix heures, un obus tombe à 80 centimètres de la tranchée ; nous avons cessé notre repas. Aussitôt un sifflement se fait entendre et nous nous cachons dans notre trou comme des souris. Mais  l’obus tombe au milieu de la tranchée ; j’entends des cris et je me dis qu’il y a des morts. Je veux me lever, et je m’aperçois alors que je suis blessé, couvert de sang. Je retombe aussitôt. Lorsque j’ai vu ça, je me suis trainé sur les genoux et les coudes, j’ai fait 300 mètres comme cela, mais à bout de forces, j’ai été obligé de renoncer. J’ai appelé deux camarades qui sont venus me chercher. Lorsque je suis arrivé dans une ferme dont je ne connais pas le nom, j’ai été soigné par un officier du 5ème chasseur. Mais je n’avais plus de force. Comme je portais toujours un petit flacon d’alcool, ils me l’ont donné. J’ai bu un peu. Cela m’a donné un peu de force et j’ai pu reconnaître les amis qui étaient auprès de moi. Je leur ai demandé combien il y avait de victimes, ils m’ont répondu 7 blessés et 2 morts, dont notre lieutenant. Le soir du 9 novembre les brancardiers sont venus me chercher ; j’attendais, blessé, depuis 11 heures du matin. On m’a emporté vers un poste de secours et une voiture est venue me chercher pour m’amener à Boeringhe, où j’ai passé la nuit. Le 10 novembre au matin on m’a transporté à l’infirmerie de la division. Ensuite les automobiles ambulances sont venues me chercher et nous sommes partis, une cinquantaine ensemble, pour Poperinghe. De là on nous a mis dans le train pour Dunkerque. De Dunkerque nous devions prendre le bateau pour Cherbourg, mais la mer étant trop mauvaise, on nous a fait prendre la direction de Calais, puis de Calais nous avons poursuivi vers Amiens. Les plus fatigués d’entre nous ont été laissés à Amiens. Ensuite, direction Paris. Mais en cours de route, je me suis senti très fatigué et j’ai demandé à être soigné à la station la plus proche. Le médecin m’a dit qu’il me laisserait à Paris. Arrivés à Paris, nous avons été dirigés sur le Val de Grace, où nous avons déposé un officier allemand blessé. Nous étions encore trois soldats français dans la voiture et l’on nous a conduits à l’hôpital annexe du Val de Grace. J’y suis arrivé dans la nuit du 13 au 14 novembre 1914. Après trois jours et trois nuits passés en chemin de fer, j’étais heureux de trouver un vrai lit. Le dimanche, on m’a opéré à 11 heures et retiré plusieurs morceaux de fer. J’ai pu marcher à nouveau assez rapidement… »

Par serge pugeault
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 17:38

     

J'avais prévu de laisser ce blog au repos jusqu'à la rentrée. Mais avant, juste un post sur Léonard Cohen.
J'ai eu la chance d'assister hier soir à son concert à Bercy. Un concert de trois heures, des rappels de 45 minutes avec 15 000 personnes debout l'acclamant.
A 74 ans, la voix de Cohen est plus belle, plus grave qu'elle ne l'a jamais été. Accompagné de chanteuses à la voix magnifiques (Sharon Robinson, les soeurs Webb), de musiciens géniaux, bénéficiant d'un son parfait, il a bouleversé le public. Il a repris, différement orchestrées, les chansons les plus connues (Suzanne, So long Marianne, Hallelujah, Bird on the Wire) et bien d'autres encore, et, cadeau au public français,le Partisan.
Trois heures d'émotion à l'état pur qui maintiennent, le temps d'un concert, à l'écart de la rumeur du monde. A la fin de son spectacle, évoquant en français la chanson "à la claire fontaine"  et s'adressant au public il a terminé par "il y a longtemps que je t'aime, jamais je ne t'oublierai". Chacun des spectateurs avait envie de lui dire la même chose...
Bonnes vacances.

Par serge pugeault
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Mercredi 20 mai 2009 3 20 /05 /Mai /2009 23:58
Par serge pugeault
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